En finir avec les emballages jetables avec Konsign !

Depuis les années 1970, et que le plastique s’est imposé dans notre vie quotidienne, la quantité d’objets jetables a fortement augmenté.

Dans l’interview d’aujourd’hui, Frédérick Hebbelynck nous parle de son projet Konsign, qui vise à diminuer l’utilisation des emballages jetables dans le secteur de la restauration, en particulier des plats préparées.

Co-oking (Benedetta Barbieri) : Frédéric, quand as-tu eu l’idée qui t’as amené à créer Konsign ? Y a t-il eu un épisode en particulier qui t’a frappé et t’a convaincu à démarrer ce projet important ?

Frédérick Konsign Co-okingFrédéric Hebbelynck : Il y a au moins 3 éléments qui m’ont convaincu pour me lancer :
Depuis un certain nombre d’années, ça me rend dingue de voir combien nous consommons de plastique d’emballage pour tout ce qu’on achète. Le vrac est une solution, mais a ses limites, et ne décolle pas vraiment.
De plus en plus d’études et de reportages font l’état terrible de nos océans, et ça ne va qu’en s’aggravant.
Les consommations de plats préparés chauds et froids à emporter sont en forte augmentation ; les livreurs à domicile à vélo ou motorisés font partie de notre quotidien. Tout est livré dans des barquettes de toutes sortes, avec un point commun le fait qu’elles ne sont pas recyclables ni biodégradables dans la plupart des cas.

On peut voir cette évolution négative, je me suis dit qu’on pouvait aussi essayer de faire quelque chose pour l’éviter. Et je me suis lancé.

CO : Explique-nous en quoi ça consiste ? Il faut acheter les contenants réutilisables ou non ?

FH : Nous choisissons ensemble avec le client quel contenant réutilisable est le mieux adapté à ses besoins. Konsign achète après les contenants et les met à disposition du client en contrepartie du paiement d’une consigne (généralement 1 EUR ou 2 EUR) qui sera restituée contre le retour de la consigne (utilisée). Par la suite nous lavons la consigne et la remettons dans le circuit, contre paiement du service logistique.
Les contenants restent donc la propriété de Konsign, raison pour laquelle nous ne facturons pas de TVA sur la mise à disposition du contenant, comme tout autre consigne, par exemple pour les boissons.

CO : Pourquoi as-tu décidé de te lancer dans le secteur de l’alimentation/Horeca ?

FH : Pour les particuliers, les ménages, la grande partie des déchets est généré dans l’alimentaire. Après avoir lancé une initiative dans le vrac “sec” alimentaire avec 2 associés (projet “Lili Bulk”) j’ai répondu à un appel à projet de la région Bruxelloise (Be Circular) pour ce projet dans le secteur de l’Horeca et j’ai obtenu une aide. J’ai donc décidé de laisser l’initiative Lili Bulk aux 2 autres associés et de m’atteler au projet Horeca que nous avons baptisé Konsign.

CO : Je sais qu’il est difficile de s’insérer dans ce marché car les produits à usage unique sont très économiques ; penses-tu que les traiteurs ou les restaurateurs ont envie de dépenser un peu plus pour un choix plus “responsable” ? Même question du côté des consommateurs. Comment as-tu surmonté cet obstacle ?

FH : On verra…
Je pense que les mentalités changent, que les restaurateurs commencent à comprendre qu’on ne peut plus continuer avec cette manière d’emballer les plats à emporter. Ils seront poussés par les consommateurs qui voient leur poubelle déchets remplie après chaque consommation de plats de ce type.

CO : Quel est le rôle/l’impact de Co-oking dans le projet Konsign ?

FH : Co-oking est un partenaire naturel. Les utilisateurs de la cuisine ont les mêmes valeurs que nous : de l’alimentation qualitative et respectueuse pour l’environnement, ça passe aussi par un emballage réutilisable ! Nous avons donc des contacts avec un nombre d’initiatives culinaires qui travaillent chez Co-oking, alors afin de limiter l’impact logistique des consignes nous essayons dans la mesure du possible de gérer l’aspect circulaire sur place, donc de laver les consignes sales dans les installations de Co-oking. Il y a eu de bonnes discussions, et nous avons commencé à collaborer cet été.

CO : Une de nos Co-okers, Laura de N’oublie pas le Souper, a commencé à faire des tests pour implanter les contenants utilisables dans le cadre de son activité commerciale. Comment cela se passe-t-il ?Co-oking NPLS Konsign

FH : Fort bien, après une phase test avant l’été, nous avons fait ensemble une évaluation, et Laura a expliqué que l’accueil chez ses clients a été bon, et décidé d’un peu adapter la communication sur l’emballage. Elle se prépare à lancer après l’été la V2, nous l’attendons avec impatience !

Merci à Frédéric pour son temps

Si vous avez un projet dans l’alimentaire, n’hésitez pas à contacter Co-oking pour démarrer votre affaire dans les meilleures conditions et au sein d’une forte communauté de pros. Nous vous guiderons aussi dans le choix de votre solution de contenants.

contact@co-oking.be

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